Les industries créatives

Représentant en France plus de 61 milliards d'euros d'impacts directs (soit plus que l'industrie automobile) et plus de 153 milliard d'euros en incluant les industries du luxe (soit plus que la production d'énergie), les industries créatives constituent aujourd'hui un secteur économique majeur qui emploie plus de 1,2 million de personnes en France et dont l'impact indirect est déterminant sur le dynamisme de nombreuses autres activités aussi stratégiques que le tourisme et les nouvelles technologies de l'information. Générant en Europe 535,9 milliards d’euros de revenus annuels et plus de 7 millions d’emplois, ces industries sont plus que jamais au coeur des enjeux de la compétitivité. La Commission européenne reconnaît leur importance et leur potentiel à créer des emplois, à générer de la croissance et à s'imposer comme un indéniable levier d'attractivité dans une économie mondialisée où les pays rivalisent non seulement en matière de coûts, mais aussi d’idées, d’innovation, de créativité et de talents. Trop souvent ignorées, un temps même menacées par une approche économique dans laquelle la production, les services commerciaux et le secteur public monopolisent l’attention, les industries créatives sortent gagnantes de la révolution numérique de ce début de XXIè siècle, qui impose l’omniprésence de leurs produits dans nos vies quotidiennes, sur nos terminaux et leurs écrans en premier lieu.

Ce terme générique, d'origine anglo-saxonne, regroupe les marchés économiques, culturels et créatifs des arts graphiques et plastiques, de la télévision, de la radio, du cinéma, de la musique, du spectacle vivant, des livres, de la presse et des jeux vidéo. Selon les acceptions (et les pays) peuvent s'y ajouter les industries du luxe, le design, la publicité et l'architecture : sous cette diversité se révèlent cependant des spécificités communes aux industries créatives, notamment la place centrale qu'y occupent l'acte créatif, sa dimension symbolique et esthétique, une grande flexibilité des modes de production, une nécessité d'innovation quasi permanente, une organisation entrepreneuriale souvent pionnière et une très grande interdépendance entre grandes, moyennes, petites et même micro-entreprises. Ce sont ces qualités intrinsèques qui permettent aujourd'hui aux industries créatives de se développer si fortement dans un monde en plein évolution technologique. La révolution numérique, en particulier, ouvre des champs de créativité infinis, multiplie la convergence (multimédia, transmédia) et crée de nouveaux marchés, tout en fragilisant le fondement juridique et économique du secteur : les droits de la propriété intellectuelle, dont la défense mobilise les politiques publiques.

A l'échelle méditerranéenne, les entreprises du secteur sont très diversement organisées selon les pays, et donc les héritages et les organisations sociales et culturelles qui leur sont propres. Elles bénéficient toutefois des mêmes opportunités créatives et économiques globales : nouveaux outils numériques plus accessibles, diversification des modes de production, donc explosion de la production (musicale, graphique, cinématographique, audiovisuelle, multimédia…) et accès à de nouvelles formes de distribution (Internet) potentiellement très rémunératrices. Au Nord comme au Sud, les politiques territoriales bénéficient également des potentialités générées par les industries créatives (attractivité, identité, "cités créatives", clusters, etc.). 

Pour favoriser ce rapide développement, la Villa Méditerranée / AVITEM collabore étroitement avec les acteurs régionaux, nationaux et internationaux des industries créatives en Méditerranée en les accueillant à  et en accompagnant leurs projets méditerranéens selon différentes formes de partenariats.